Le plan français d’aide aux banques

Le gouvernement avait adopté un projet de loi de Finances rectificative (examiné les jours qui ont suivi par l’Assemblée Nationale et le Sénat. Ce projet structure un plan d’aide au secteur financier…

Le gouvernement avait adopté un projet de loi de Finances rectificative  (examiné les jours qui ont suivi par l’Assemblée Nationale et le  Sénat. Ce projet structure un plan d’aide au secteur financier :

1. Le premier niveau du plan doit améliorer l’accès des banques à la liquidité car celles-ci souffrent de difficultés à accéder au marché monétaire pour des maturités dépassant les trois mois.
Le plan doit assurer le refinancement des banques à moyen terme, pour des emprunts allant de un à cinq ans.
Une société va donc être créée, qui lèvera des financements sur les marchés avec la garantie de l’Etat.
L’Etat se substituera ainsi à la banque centrale en devenant prêteur, jusqu’à la fin de l’année 2009, auprès des établissements qui le demandent.
Les refinancements seront consentis au cas par cas et les établissements demandeurs devront disposer de fonds propres « suffisants » pour en bénéficier.
Les garanties seront adossées aux actifs des banques. Prêts à la consommation, prêts hypothécaires, crédits immobiliers, prêts aux entreprises…
La qualité des actifs sera contrôlée par la Banque de France, mais la structure sera sous l’autorité du Trésor.
Les opérations se déclencheront sous réserve de la signature « d’une convention fixant les obligations des établissements bénéficiaires ». Continuer la lecture de « Le plan français d’aide aux banques »

Création de la SPPE

Le Premier ministre a crée le 8 octobre 2008 la mise en place d’une « structure juridique » pouvant intervenir financièrement, et au cas par cas, auprès des établissements bancaires en difficulté. La structure en question a déjà été créée formellement il y a quelques jours et porte le nom de Société de prises de participation de l’Etat (SPPE).

Elle est gérée par l’Agence des participations de l’Etat. La SPPE sera financée par emprunts sur les marchés, au travers de l’Agence France Trésor et bénéficiera de la garantie de l’Etat, dès lors que la représentation nationale aura donné son accord.

Officiellement, sa vocation consistera à recapitaliser une banque dans le cas où elle serait en difficulté, à en maîtriser la stratégie et la gestion, à la redresser et à remettre les participations de l’Etat sur le marché lorsque les circonstances le permettront .

Selon les Echos, la SPPE pourrait a jouer un rôle équivalent au CDR (Consortium De Réalisation), la structure de défaisance du Crédit Lyonnais. Continuer la lecture de « Création de la SPPE »

Acquisition de fortis: BNP Paribas est la première banque de dépôts de la zone euro

Pour faire suite au dernier article sur la fusion de la caisse d’épargne avec les banques populaires il faut se rappeller que le 7 octobre 2008 la BNP officialisait le rachat de Fortis (alors que la fusion de la caisse d’épargne et de la banque populaire n’était qu’une forte rumeur).

En pleine tourmente boursière et de durcissement des crédits pour les PME, la BNP Paribas avait déboursé entre 14,5 et 14,7 milliards d’euros au terme du découpage du groupe Fortis . 5,5 à 5,7 milliards ont été dépensé en cash pour Fortis Insurance Belgium, 9 milliards seront financés par deux augmentations successives de capital.

Au terme de cette transaction, le gouvernement belge deviendra actionnaire de référence, avec 11,6 % du capital et deux représentants au conseil d’administration. L’état Luxembourgeois entrera à hauteur de 1,1 %.

Par ailleurs, cette acquisition s’accompagne d’un petit ménage de printemps où les actifs jugés les plus risqués seront sortis du périmètre des activités acquises, grâce à la création d’une structure de défaisance qui regroupera 10,4 milliards d’euros d’actifs. BNP Paribas en sera actionnaire à 10 %, Fortis Holding à 66 % et l’Etat belge à 24 %. Continuer la lecture de « Acquisition de fortis: BNP Paribas est la première banque de dépôts de la zone euro »

Fusion Caisse d’Epargne et Banque Populaire

Rappelons-nous le 8 octobre 2008, le conseil de surveillance de la Compagnie Nationale des Commissaires-Enquêteurs (CNCE) autorisait le directoire de la Caisse Nationale des Caisses d’Epargne (CNCE) à entamer des discussions avec le Groupe Banque Populaire en vue du rapprochement des deux organes centraux.
Un rapprochement qui devait être réalisé par voie de fusion entre la Banque Fédérale des Banques Populaires (BFBP) et la Caisse Nationale des Caisses d’Epargne (CNCE) pour former un organe central unique aux deux réseaux autonomes.

Les deux réseaux bancaires resteraient séparés sous leurs deux enseignes distinctes.
Ce rapprochement donnait naissance à l’une des plus grandes banques de dépôts dans l’Hexagone, au même niveau que Crédit Agricole-LCL.

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