Les PME commencent à souffrir de la crise financière

Période de crise financière oblige, les banques sont aujourd’hui prises à la gorge par la flambée des coûts de liquidité et ont mécaniquement moins de latitude à prêter. La plupart d’entre elles, et ce malgré l’instauration d’un médiateur de crédit, privilégient les clients stratégiques maison.

Cette situation touche aujourd’hui, les PME au même titre que les grandes entreprises. Au second trimestre, 33 % des prêteurs comptaient appliquer un resserrement de leur critères d’octroi de crédit. Au mois de juillet, ils étaient 38 % à l’anticiper pour la fin de l’année 2008.

Période de crise financière oblige, les banques sont aujourd’hui prises à la gorge par la flambée des coûts de liquidité et ont mécaniquement moins de latitude à prêter. La plupart d’entre elles, et ce malgré l’instauration d’un médiateur de crédit, privilégient les clients stratégiques maison.

Cette situation touche aujourd’hui, les PME au même titre que les grandes entreprises. Au second trimestre, 33 % des prêteurs comptaient appliquer un resserrement de leur critères d’octroi de crédit. Au mois de juillet, ils étaient 38 % à l’anticiper pour la fin de l’année 2008.

Selon Philippe Auther, managing director chez BearingPoint. « L’écart entre les banques généralistes et les banques régionales va se creuser. Moins touchées par la crise, disposant de fait de plus de «ressources», ces dernières répondront plus facilement aujourd’hui aux besoins des PME. »

Certains analystes montrent que le coût des prêts aurait augmenté de 30 à 50 points depuis le début de l’année 2008.
Un indicateur indiscutable de cette crise est la hausse de l’intervention d’Oseo ( la banque publique des PME), qui garantit et cofinance les crédits (en particulier plus risqués) en support des banques. Depuis le début de l’année 2008, l’activité d’Oséo a augmenté de 20 %, tant en garantie qu’en cofinancement.
Selon Arnaux Caudoux, directeur général délégué d’Oséo « Cette hausse est significative car, à la différence des années précédentes, où notre activité augmentait en moyenne de 10 % par an, nous la constatons simultanément sur l’ensemble de notre gamme. »…« nous ne sommes pas appelés en substitution des banques. Elles continuent à nous appeler pour monter des dossiers qui présentent des enjeux et des risques largement supérieurs à la moyenne mais elles nous sollicitent régulièrement pour cofinancer des dossiers de taille plus importante que par le passé ».

Par ailleurs, les Leverage Buy Out (LBO) ont fondu en Europe de 293,2 milliards d’euros à 80,6 milliards d’euros entre le premier semestre 2007 et 2008. En France, les volumes ont chuté de 49,1 milliards d’euros à 14,1 milliards au premier semestre.
Les fonds de titrisation « Collaterised debt obligation »(CDO), font face au retrait et à la plus grande sélectivité des banques, et ce même pour les plus petits dossiers.
A titre d’exemple, le financement de « La Toulousaine » une PME spécialisée dans les portes de garage et les portails en a fait les frais et le dossier a été retiré de la vente.

Depuis Septembre 2008 je ne sais quelles évolutions ont été faites, mais j’attends avec impatience les nouveaux chiffres pour 2009. Patron de PME ou de TPE n’hésitez pas à partager vos expériences.

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