le secteur bancaire face à la crise grecque

Le secteur bancaire reste, depuis maintenant trois ans, un vaste champ de mines où, alternativement, explosent de nouveaux risques et se réveillent de plus anciens. Banque GrèceCette semaine, c’est le dossier grec qui a de nouveau affolé lesmarchés et les épargnants. Selon le Financial Times, les quatre principales banques grecques (National Bank of Greece, EFG-Eurobank, Alpha-Bank et Piraeus Bank) ont subi des retraits de dépôts de 10 milliards d’euros au cours des deux derniers mois, soit 4,5% des dépôts du système bancaire grec.

C’est d’autant plus grave pour les établissements que le marché du refinancement à court terme est également fermé. Ne leur reste donc plus que les aides de l’Etat pour assurer l’équilibre de leurs comptes. Les banques françaises sont exposées à la Grèce à travers deux principaux mécanismes. Certaines ont racheté des établissements du pays : Crédit Agricole SA détient 72% de la banque Emporiki, cinquième banque grecque (10% du marché). Et la Société Générale contrôle 54% de la plus petite, Geniki Bank (2% du marché). Par ailleurs, les établissements français détiennent des obligations de l’Etat grec.

Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a estimé, vendredi, l’exposition totale des banques françaises à 50 milliards d’euros, un niveau économique qu’il a sobrement jugé «normal ». Des « vulnérabilités » nouvelles La rechute grecque intervient alors que les autres difficultés des banques ne sont pas encore réglées.

La Commission bancaire, devenue Autorité de contrôle prudentiel (ACP), a fait état vendredi matin de « nouvelles vulnérabilités » pour 2010, qu’il s’agisse «des contreparties situées dans des zones fragiles», des incertitudes concernant les actifs titrisés notamment issus de l’immobilier américain ou «des conditions de marché moins favorables qu’en 2009», sans oublier les titres souverains ou l’évolution des taux longs. Preuve que rien n’est fini, la Réserve fédérale de New York a découvert que les grandes banques américaines auraientmasqué leurs niveaux de risque au cours des cinq derniers trimestres afin d’abaisser temporairement leurs dettes apparentes. Et, en Europe, il apparaît que les établissements n’allègent pas assez rapidement leurs bilans, encore bourrés d’actifs à risque.

Le secteur bancaire reste, depuis maintenant trois ans, un vaste champ de mines où, alternativement, explosent de nouveaux risques et se réveillent de plus anciens. Cette semaine, c’est le dossier grec qui a de nouveau affolé lesmarchés et les épargnants. Selon le Financial Times, les quatre principales banques grecques (National Bank of Greece, EFG-Eurobank, Alpha-Bank et Piraeus Bank) ont subi des retraits de dépôts de 10 milliards d’euros au cours des deux derniers mois, soit 4,5% des dépôts du système bancaire grec.C’est d’autant plus grave pour les établissements que le marché du refinancement à court terme est également fermé. Ne leur reste donc plus que les aides de l’Etat pour assurer l’équilibre de leurs comptes. Les banques françaises sont exposées à la Grèce à travers deux principaux mécanismes. Certaines ont racheté des établissements du pays : Crédit Agricole SA détient 72% de la banque Emporiki, cinquième banque grecque (10% du marché). Et la Société Générale contrôle 54% de la plus petite, Geniki Bank (2% du marché).

Par ailleurs, les établissements français détiennent des obligations de l’Etat grec. Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a estimé, vendredi, l’exposition totale des banques françaises à 50 milliards d’euros, un niveau économique qu’il a sobrement jugé «normal ». Des « vulnérabilités » nouvelles La rechute grecque intervient alors que les autres difficultés des banques ne sont pas encore réglées.La Commission bancaire, devenue Autorité de contrôle prudentiel (ACP), a fait état vendredi matin de « nouvelles vulnérabilités » pour 2010, qu’il s’agisse «des contreparties situées dans des zones fragiles», des incertitudes concernant les actifs titrisés notamment issus de l’immobilier américain ou «des conditions de marché moins favorables qu’en 2009», sans oublier les titres souverains ou l’évolution des taux longs. Preuve que rien n’est fini, la Réserve fédérale de New York a découvert que les grandes banques américaines auraientmasqué leurs niveaux de risque au cours des cinq derniers trimestres afin d’abaisser temporairement leurs dettes apparentes. Et, en Europe, il apparaît que les établissements n’allègent pas assez rapidement leurs bilans, encore bourrés d’actifs à risque.

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