Vacances fiscales au Panama annulées

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La justice française a annoncé ce lundi 4 avril l’ouverture d’une enquête préliminaire pour fraude fiscale aggravée après la fuite de quatre décennies de documents issues d’un cabinet d’avocats panaméen spécialisé dans la création de sociétés offshore réputées « anonymes ».

L’évasion fiscale à grande échelle révélée dans les documents publié par l’ICIJ « est susceptible d’intéresser les contribuables français » a révélé le bureau du procureur financier français dans un communiqué. François Hollande c’est quant-à lui réjouit de la publication de ces informations pour ensuite promettre que les révélations vont conduire à des « poursuites judiciaires » en France.

En France, c’est plus de 1.000 créateurs de société offshore qui seraient concernés – les premiers noms évoqués de ressortissants français sont ceux de Platini, Drahi, Balkany et Cahuzac. Patrick Drahi nie toute implication; Michel Platini précise que l’intégralité de ses comptes offshore sont connus des services fiscaux suisses.

«C’est une bonne nouvelle que nous ayons connaissance de ces informations car cela nous fera de nouvelles entrées fiscales», a déclaré Hollande lundi remerciant les lanceurs d’alerte d’avoir leaké les informations subtilisées au cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca.

Le ministère des Finances a annoncé plus tôt ce lundi que le gouvernement français allait demander l’accès aux documents derrière les révélations du « Panama Papers » avec pour objectif établi de punir les fraudeurs fiscaux.

D’autres pays ont également annoncé des enquêtes judiciaires de leur propre.

les enquêteurs fiscaux australiens ont dors et déjà avancé qu’ils allaient interrogé les 800 clients australiens de Mossack Fonseca. La cabinet quant-à lui estime n’avoir aucun reproche à se faire et dit n’avoir jamais été accusé d’aucune infraction pénale.

Ma justice espagnole a également ouvert une enquête pour blanchiment d’argent, selon une source judiciaire.

Le scandale a éclaté dimanche 3 avril, lorsque des groupes de médias ont commencé à publié les premiers éléments d’une enquête d’un an réalisé sur tous les continent sur la base de 11,5 millions de documents mettant à jour les transactions financières offshore.

Le Kremlin a quant-à lui affirmé qu’il était la cible d’un complot visant à déstabiliser la Russie après que des documents relatifs aux proches collaborateurs du président Vladimir Poutine aient été rendus publics.

Le directeur du journal LeMonde a révélé sur la radio France Inter qu’un grand parti politique français était également concerné.

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